Sortie organisée par Marc THYSSEN du 14 au 24 Mai 2019
Le pot de bienvenue offert par le club. |
on se retrouve ,on papotte.
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Mercredi 15 Mai
En début de matinée nous partons à la découverte du centre historique de Villefranche de Rouergue. Cette « Bastide" a été fondée en 1252 par Alphonse de Poitiers, Comte de Toulouse et frère du roi Saint Louis. La place Notre Dame est le cœur de la ville. La place, récemment rénovée, est bordée par les couverts caractéristiques des bastides et par l’imposant porche de la Collégiale. Curiosité de place : la très moderne fontaine installée en 2013 sur la place Notre Dame nous donne l'heure ! Les heures sont données par le nombre de jets en marche ; les minutes, sont représentées par 60 petites lampes orange, disposées au centre de la fontaine. La CollégialeCe n’est qu’à la fin du XVe siècle que la collégiale fut achevée. La Chapelle des Pénitents NoirsL’extérieur est simple : taille modeste, plan en forme de croix grecque, façade classique et un élégant clocheton. A l’intérieur, on est surpris par le décor richement sculpté et peint associant une multitude d'anges et les principaux acteurs et vulgarisateurs du christianisme : l'empereur Constantin, sainte Hélène, les évangélistes et saint François de Sales. La voûte en bois fait référence au culte de la Croix. Le retable en bois sculpté, doré à la feuille d’or, représente des scènes de la vie du Christ. Les six grandes baies qui éclairaient la nef sont partiellement obstruées par d'immenses tableaux, copiés de grands maîtres. La fontaine du GriffoulLa fontaine, édifiée en 1336 par les consuls de la ville, se compose d'une cuve de calcaire ornée de personnages. Alimentée par une source, la fontaine permettait aux femmes, aux domestiques et aux porteurs d'eau de venir s'approvisionner. Les maisons des riches marchandsCes maisons se démarquent des autres par les portes et tours qui symbolisent au XVème siècle la position sociale de l'habitant.Les plus remarquables sont :La maison Combettes (début du XVIème siècle) – rue du sergent Bories : Une étroite et imposante tour Renaissance domine la maison Combettes. La maison Gaubert (fin du XVème siècle) – rue Marcellin Fabre : La maison Armand (fin du XVème siècle) – place Notre Dame : Cette demeure de style Renaissance a été construite dans les années 1540 pour Jean Imbert Dardenne, négociant en cuivre et consul de la ville. René A
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le départ La fontaine les commerces Les arcades les jets d'eau qui donnent l'heure
La chapelle des pénitents noirs La collégiale |
La place du marché un amateur de fromage
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Jeudi 16 mai - Villefranche de Rouergue
Chacun peut arpenter à sa guise le grand marché traditionnel du jeudi matin sur la place Notre-Dame et les rues adjacentes. De quoi découvrir toutes les saveurs du Rouergue ! Farçoux, Tripoux, Estofinades, Pascades, Fouaces … dont les noms sentent bon le soleil de l’Occitanie !
Beaucoup profitent de cette journée de repos pour faire durer un peu le repas de midi en bonne compagnie ou (et) pour visiter un peu mieux la région. NAJAC en CC ou à vélo.
Philppe LOGEL, DG d’AUTOSTAR et bientôt président du club nous ayant rejoint, nous clôturons cette belle journée par le breefing et l’apéro … Michèle HOISEY |
Vendredi 17 Mai.
Quand un marin, rencontre un autre marin…. Cette journée de l’Assemblée Générale devrait rester dans les annales, si ce n’est par la teneur de la réunion, au moins par la soirée qui a suivi. Bien que le temps fût moyen, le repas se tint sous un chapiteau. Le patron du camping était un ancien de la marine Française et sa rencontre avec Marc fut donc fructueuse en souvenirs mais aussi, manifestement, en gentillesses. De plus il était ‘’sous-marinier’’ et sa seconde rencontre, avec René, ne pu qu’arranger encore l’ambiance. Mais il faut dire que Marc avait bien fait les choses. Outre le propriétaire du camping, en pleine forme, pour organiser le repas ; un ‘’homme-orchestre’’ était chargé d’animer la soirée, il y a réussi parfaitement. Les nombreux danseurs en témoigneront certainement. Adieu arthroses, rhumatismes et autres douleurs. La musique a délié tout le monde, ou presque… Et ce fut pour nous l’occasion de goûter à l’Aligot. Ce célèbre plat régional à base de purée de pomme de terre, de crème, de beurre et de tome fraiche fut un vrai régal. Le veau qui l’accompagnait a surpris tout le monde par son onctuosité et sa finesse. Un vrai de vrai régal. Tout le repas fut un plaisir. Gastronomie, harmonie et liesse générale. Parfait ! Merci Marc.
François.
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Monsieur LOGEL tire l'aligot |
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Samedi 18 mai 2019. Après avoir passé 3 jours bien agréables à Villefranche de Rouergue, nous quittons le camping où nous avons si bien été accueilli. Nous partons échelonnés en 2 groupes le 1er a rendez-vous vers 9h le second à 10h à la ferme Cazenas à Flavin pour la visite guidée. Notre guide est passionnée par son travail : après un stage effectué à la ferme au cours de sa formation elle a été séduite et y est restée !!! L’exploitation a été reprise en 1984 après la création des cotas laitiers. La ferme comporte une centaine de bovins de race Montbéliarde et Simmental dont 50 vaches laitières. Les bêtes sont choyées : elles jouïssent d’une certaine liberté dans l’étable et d’un gratte dos automatique quand elles veulent. Notre guide les connait toutes par leur nom. Leur bien- être est considéré comme important pour produire du lait et des bêtes de qualité. L’exploitation est dirigée avec intelligence pour s’adapter au marché. Ils produisent la plus grande partie de leur nourriture : herbe, foin, ensilage de maïs, foin enrubanné (plus humide) il n’y apas d’OGM c’est contrôlé tous les plastiques utilisés sont recyclés. C’est un savant mélange pour que le lait soit riche en protéïnes et en gras. Les jeunes bêtes sont dans un enclos spécial, elles fournissent les laitières ainsi, on a pas besoin d’en acheter. Au bout de 3 ans 30 vaches sont inséminées et 25 seront productrices de lait. Les vaches en gestation partent 2 mois dans des pâturages surveillés par des drones. Elles reviennent pour vêler en août et septembre et sont équipées d’un détecteur de vêlage pour que le fermier soit averti pour aider. Les veaux ne tètent pas leur mère mais sont nourris avec leur lait 3 litres matin et soir et cela augmente jusqu’à la diversification : s’ils tètent la vache ne peut plus être traite mécaniquement ainsi les jeunes animaux sont munis d’un anneau anti- téteur. Après la visite nous bénéficions d’une dégustation de fromages sucrée salée accompagnée de bons vins. Nous avons pu acheter de l’un et l’autre avant de prendre le repas aveyronnais pour ceux qui l’avaient réservé. Ensuite nous nous sommes dirigés vers Millau pour s’installer au camping des 2 rivières. C’était un peu compliqué et nous n’avons pas eu le même accueil qu’à Villefranche !!! Mais au final tout s’est bien passé. Martine D. |
Dimanche 19 Mai Visite de MILLAU Ville située au confluent du Tarn et de la Dourbie. La ville est née il y a un peu plus de 3000 ans tirée du nom Condatomagnus (confluent) et mages : marché. La cité devient un centre important de fabrication de céramique dit de la Graufesenque exportée de tout l’empire romain. Avec les invasions des IV et Vème siècle, la ville s’installe sur l’autre rive du Tarn et change de nom pour devenir Amiliavum puis MILLAU. Elle est entourée de plateaux calcaires : les causses. Quittant notre camping notre guide nous a conduit par la rue principale où étaient installées de nombreuses ganteries 383 qui fabriquaient plus de 4 millions de paires de gants et employaient plus de 8000 ouvriers. De nos jours, seule subsiste la ganterie de luxe et de haute couture. Les peaux proviennent des troupeaux d’ovins (peaux fines) et d’agneaux. Le traitement de ces peaux et la mégisserie (peaux de pécaris, agneaux, autruches). Ceci nécessite de nombreuses manipulations : dégraisser les peaux, les racler, les faire tremper dans une solution d’excréments de chiens et fientes d’oiseaux afin d’assouplir la peau. Le séchage : le mégissier sortait les peaux avant le lever du soleil et les rentrait dès le soleil levé afin qu’elles ne durcissent pas. Le tannage : pour les grandes peaux, trempées dans du sulfate de chrome d’où la couleur gris bleu. Ce musée était auparavant, hôtel Pegayrolles. Nous pouvons voir tout ce travail dans le musée situé sur la place Maréchal Foch, ornée de colonnes provenant de récupération de l’abbaye qui elle-même est devenue halle aux grains puis école Paul Bert. Dans les sous-sols du musée, une riche collection de poteries gallo-romaines de -2500 ans avant JC à -800 avant JC. L’église Notre Dame de l’Espinasse consacrée en 1095 par le pape Urbain II. Tour des rois d’Aragon 21 mètres de haut. Le roi d’Aragon est l’un des plus riches féodaux d’Occitanie. Il élève un palais marquant sa domination sur ses terres qui bordent celles de son rival : le comte de Toulouse. Il instaure un système de consuls, gérants de la ville, élus par les notables. Restent des traces sur cette tour vestiges d’un balcon où le roi se montait. Musée d’art moderne expositions du peintre PIERRE ALECHINSKY, née à BRUXELLES en 1927, mouvement d’avant-garde au caractère contestataire. En 1950 il s’initie à différentes techniques ; gravures… Il s’est établi à Rieupeyroux en 1940 sa famille fuyant la Belgique occupée Jeannine Bertrand. |
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l'arche
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LUNDI 20 MAI 2019 Circuit journée en Bus. Départ du « camping des deux rivières » au confluent du Tarn et de la Dourbie avec notre conductrice Christiane et notre guide Patrick. Montée sur le Causse noir par la côte de Longuiers qui offre un point de vue assez exceptionnel sur le viaduc de Millau. Un premier arrêt dans un hameau nous révèle l’architecture locale : maisons en pierre aux pièces en forme de voûte qui supportent les fameux toits en « Lauze » dont le poids (entre 500kg et une tonne au m2) explique l’absence de charpente. Deuxième arrêt au chaos de Montpellier le vieux : visite en petit train touristique de ce grand labyrinthe rocheux où furent tournées des scènes du film « la grande vadrouille » ; Arrêt photo devant le village médiéval perché de CANTOBRE , un des plus beaux villages de France :son nom signifierait en celte « la citadelle brillante ». Quelques kms plus loin , arrêt à NANT et visite de ses halles pittoresques du 17 ème siècle. La halte restaurant nous conduit au domaine de Gaillac, ancienne ferme caussenarde du Larzac où depuis les années 70 sont dressés des chevaux de cirque. Menu local : Truffade et jambon à la broche flambé au capucin ou « flambadou » en occitan : Spectaculaire et succulent !! L’étape ultime est la Couvertoirade, village fortifié inscrit à l’unesco, 600 personnes au Moyen-âge, 25 aujourd’hui. Il ut construit par les templiers puis les hospitaliers, ordres religieux et militaires, issus de la chevalerie chrétienne du moyen-âge dont le but était d protéger les pèlerins qui se rendaient à Jérusalem sur le tombeau du Christ. Leurs domaines regroupés en « commanderies » leur garantissaient une certaine richesse. Nous ne pouvons visiter le château privé qui ne s’ouvre que de Juin à Août quand la propriétaire est pésente. Nous parcourons le village, son église ST Christophe, le moulin banal, les remparts et découvrons la « LAVOGNE » ou mare qui était pavée pour que les brebis ne se noient pas. Le bus nous amène au camping après quelques anecdotes sur les célèbres luttes paysannes de ce causse du Larzac que nous retraversons.
Liliane C
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21 Mai 2019 Journée de transit « à ma guise « peut être moins sans événement puisque d’aucuns ont expérimenté un essuie glace volage( sous la pluie) , un tableau de bord aux indications aléatoires ,un pneu fuyant , un robinet de lavabo récalcitrant etc ….liste sans doute non exhaustive. Placement pour finir dans un camping surbooké mais tout le monde y trouve finalement sa place éventuellement partagée. Pierre D.
Les boulistes
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Place du foirail Eglise de ste Ursize Village d'Aubrac Eglise Notre Dame des Pauvres Merci Sylvana et Jean pour vos photos |
22 mai 2019
journée en bus dans l"Aubrac.
Départ à 9h de Laguiole,alt 1000m ;9° ciel bleu. Direction St Urcize,506 hab,alt 1340m,modeste station de ski de fond au coeur de l'Aubrac dans le dép du Cantal. Nous visitons l'église romane du XI° siècle.
Nous poursuivons vers Nasbinals en Lozère,étape sur le chemin de Compostelle.Nous arrivons à Aubrac,ciel bleu ,temps frais,1310m. Les marcheurs vers Compostelle sont nombreux. La fête de la transumance du 26 mai se prépare et de nombreux CC sont déjà installés sur le trajet.Nous visitons la "maison de l'Aubrac" où les cartes bleues s'activent..
Nous quittons Aubrac pour notre restaurant à Bozouls. Nous faisons honneur à l'aligot,plat national de l'Aubrac. Nous retournons l'assiette d'aligot au dessus de la tête de notre voisin pour vérifier la qualité du produit. Nous sortons de table à 15h ;petite marche sous le soleil vers l'impressionnant canyon de Bozouls ,100m de profondeur .
16h nous reprenons le bus.Certains n'ont pu mettre leur ceinture (trop d'aligot). Nous arrivons à St Côme d'Olt 24°, étape vers Compostelle,plus beau village de France.Nous photographions le clocher tors.
Retour au camping pour l'apéro en commun. Maryvonne et Yannick
le trou de Bozouls
le clocher tors
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Jeudi 23 Mai
Une belle journée s'annonce. A 9h, deux groupes partent du camping à pied en direction soit de « La Coutellerie Honoré DURAND » (à LAYOLE, en langue occitane), soit de la Coopérative Fromagère « Jeune Montagne ».
Concernant la Coutellerie, le programme est le suivant : d'abord un historique concernant le couteau de LAGUIOLE , hybride d'un couteau droit ancien et d'un couteau courbé espagnol (le Navara). L'abeille qui orne les couteaux est en fait un symbole napoléonien et la croix figurant sur le manche permettait aux bergers de prier. A l'origine, le couteau de LAGUIOLE avait une seule lame complétée ensuite par un poinçon permettant aux bergers de percer la panse des moutons victimes d'aérophagie (Si ! Si ! C'est vrai) et enfin d'un tire-bouchon à partir de 1880 (à vous d'en deviner l'usage). Nous assistons ensuite aux différentes opérations de finition du manche (3 polissages à la bande abrasive de grains 80 à 400 et 2 lustrages) d'un couteau préalablement assemblé (1 platine, 2 plaquettes, 2 mitres, 1 ressort, 1 lame, axe et rivets divers). A titre d'information, la durée d'assemblage d'un couteau de LAGUIOLE varie de 45 mn (couteau basique) jusqu'à plusieurs jours (couteau de collection). Toujours pour information, la Coutellerie H. DURAND emploie 30 personnes dont 10 couteliers et 5 forgerons, tous polyvalents. La visite se termine par la forge et le Musée avant le passage au magasin de vente : un peu de business ne peut pas faire de mal (sauf aux Cartes Bancaires …). Concernant la fromagerie, cela commence par une projection de 15 mn racontant l'histoire de la Tomme de LAGUIOLE depuis le XII ème siècle jusqu'à la création de la coopérative en 1960. Celle-ci traite quotidiennement entre 30 000 et 50 000 l de lait (provenant des races Aubrac et Simmental) et il faut 5 000 l de lait pour fabriquer 700 kg de tomme fraîche. Cette projection se termine sur une pensée à méditer du fondateur de la Coopérative : « La tradition sans la modernité est stérile, la modernité sans la tradition est aveugle ». La visite se poursuit par le passage dans une galerie surplombant les différents ateliers de fabrication : caillé, présure, tranchage, pressage, moulage, égouttage avant affinage en cave à 10°C environ (pardon si j'ai oublié des étapes …). La durée d'affinage va de 4 à 24 mois dans l'une des 7 caves de la Coopérative. Après la dégustation de « LAGUIOLE A.O.P. » ayant de 4 à 18 mois d'affinage, passage au magasin de vente : toujours un peu de business … mais c'est bon pour les papilles. Retour au Camping « Les Monts d'Aubrac » pour déjeuner dans ou autour des camping-cars. L'après-midi est libre et permet de retourner visiter le village de LAGUIOLE et notamment de revoir la superbe sculpture en bronze du Taureau d'Aubrac qui règne sur la place de l'ancien foirail depuis 1947.En fin d'après-midi, dernier pot en commun puisque tous les Autostaristes reprennent le chemin du retour demain matin.
A bientôt pour de nouvelles aventures.
Gérard L. l'artisan |
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