← Retour au calendrier des sorties✏️ Modifier
SORTIE LA VALLEE DU LOT ET AG
Sortie écoulée

SORTIE LA VALLEE DU LOT ET AG

🗓️
Dates :Archives
📍
Lieu :France
👤
Organisateur(s) :Bureau du Club

Compte-rendu & Souvenirs

Joli pont de Cahors

Sortie organisée par Sylvie FLORENTIN et Jean Yves LE GOAS


Samedi 02 Mai

Accueil par nos organisateurs à Temple-sur-Lot autour d’un pot convivial.

Accueil 1 Accueil 2


Dimanche 03 Mai

Dimanche 3 mai - Image 1 Dimanche 3 mai - Image 2


Lundi 04 Mai

Visite guidée à la ferme de Souleille de FRESPECH.
Ferme familiale spécialisée dans l’élevage de canards à foie gras de race Mulard. Musée et gavage des canards.

Nous avons eu une dégustation détaillée sur leurs produits et un petit vin blanc moelleux qui va bien.
Le midi, une superbe assiette avec leurs produits et, en fin de journée, repas et musique avec un groupe sympa.

Ferme de Souleille Lundi 4 mai - Image 1 Lundi 4 mai - Image 2 Lundi 4 mai - Image 3 Lundi 4 mai - Image 4


Mardi 05 Mai

Visite de Penne d’Agenais

Au bord de la rivière le Lot, Penne d’Agenais est un village médiéval escarpé plein de charme qui a un parfum de sud !

La ville médiévale, installée sur la colline, bénéficie d’un point de vue exceptionnel et stratégique : on y voit à 60 km à la ronde. Elle est construite autour d’un castrum, donc à vocation militaire et non une bastide.

Un peu d’histoire :

Le Château de Penne d’Agenais, aujourd’hui pratiquement disparu, appartenait à Arnaud de Peyragude dès le XIᵉ siècle. C’est Richard Cœur de Lion, Duc de Guyenne, qui a initié le développement de Penne d’Agenais en fortifiant le château. Durant la Guerre des Albigeois, la ville est assiégée en 1212 pendant 50 jours avant de céder. Toutefois, Penne d’Agenais reste une puissante place militaire et de guerre pendant 4 siècles jusqu’à ce que son château soit détruit entre le XVIᵉ et le XVIIᵉ siècle.

Après une longue période de récession, à la fin du siècle précédent, de grands travaux de rénovation sont entrepris et l’attrait touristique reprend.

Notre visite démarre auprès de l’église du XIXᵉ siècle, qui présente la particularité de ne pas être orientée à l’Est. Puis nous accédons à la porte Richard, en référence à Richard Cœur de Lion (qui en réalité n’est jamais passé ici). De la plateforme, nous profitons d’un splendide panorama à plus de 180 degrés sur le pays de Serres !

Puis nous continuons à grimper vers ce qui reste du fameux Château de Richard Cœur de Lion.

En longeant les anciens remparts, nous admirons les maisons-tours à vocation défensive et les toitures de la ville. Nous découvrons la porte de Feracap avec une barbacane. Le gibet se trouvait ici. De la terrasse, face à la porte, le spectacle est admirable : la Vallée du Lot se dévoile.

Encore un petit effort et ce sont les coupoles argentées de l’église Notre-Dame-de-Peyragude ! Construite sur les fondations d’une petite chapelle entre 1899 et 1949, elle est dédiée à la Vierge Marie et qualifiée de sanctuaire suite à la légende qui décrit une apparition à une jeune bergère, puis plus tard quand la ville fut épargnée par la peste. Quant à nous, elle nous aura bien protégés de l’orage qui gronde très fort !

De style romano-byzantin, en passant le porche, nous admirons la nef au volume imposant et au dôme décoré de peintures. Nous admirons les vitraux et le chemin de croix peint en 1949. À proximité, nous passons par la grotte et ses très nombreux ex-votos. Nous sommes sur la via campesina de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Sur le retour, nous apprécions la place Mercadiel (du marché) avec ses halles, jouxtant la prison qui fait un peu froid dans le dos !, son église, et nous terminons en passant rue Bombecul puis la jolie placette Aliénor d’Aquitaine avec la mairie et son fronton.

Rédigé par Marie Françoise et Patrick


Mercredi 06 Mai

Vers 8 h 30, la colonne se met en route et quitte le camping de Penne d’Agenais avec plus ou moins de chance pour certains, la qualité du sol ne s’étant pas améliorée durant la nuit.

À Fumel, nous laissons une partie de nos camions pour covoiturer vers la première visite de la journée : « La Maison Roucadil ». Implantée en plein cœur de la région du pruneau d’Agen, la Maison Roucadil perpétue depuis près de 130 ans un savoir-faire transmis de génération en génération.

Au fil des ans, l’entreprise familiale s’est étoffée et a diversifié ses activités en travaillant d’autres fruits secs ou moelleux. Plus récemment, la Maison Roucadil a créé un atelier de confiserie et de chocolats fins et propose de merveilleuses gourmandises du terroir : les fameux pruneaux fourrés à la crème de pruneaux, ou encore les pruneaux et autres fruits enrobés de chocolats. Un régal !

Après avoir revêtu les équipements sanitaires, nous parcourons l’usine avec les commentaires avisés de la petite-fille du fondateur, tout ceci se terminant par une dégustation de quelques douceurs !

Après le déjeuner, nous enchaînons avec la Machine de Watt, située dans une friche industrielle impressionnante. Témoin de la grande ère industrielle, la Machine de Watt est une immense soufflerie du XIXᵉ siècle. Elle doit son nom à son inventeur James Watt, un ingénieur écossais qui, en 1769, ajoute à la machine à vapeur de Newcomen une chambre de condensation, la transformant ainsi en machine à double effet et augmentant considérablement son efficacité. De 10 mètres d’envergure et d’une force de 200 ch, cette imposante machine arrive à l’usine de Fumel par bateau en 1850 et est assemblée sur place. Nous terminons cette visite par la Centrale Hydroélectrique située sur le même site (2 turbines de 3 MW).

Puis direction le château de BONAGUIL où nous bivouaquons.

Mercredi 6 mai - Image 1 Mercredi 6 mai - Image 2

Équipages : Marie Annick BOUGEARD ; Marie Paule et Michel GUIHARD


Jeudi 07 Mai

Château de Bonaguil - Extérieur

Compte rendu Bonaguil - Jeudi 7 mai 2026

Visite guidée à 10h du château de Bonaguil après une bonne nuit au calme sur le parking de celui-ci.

Construit sur un éperon rocheux au XIIIᵉ siècle, appartenant au Roi de France Philippe III le Hardi, le château fut fortement remanié au XVᵉ siècle par la famille de Roquefeuil-Blanquefort. Il passe de mains en mains jusqu’à son achat en 1860 par la commune de Fumel.

Bonaguil est un modèle absolu de château fort unique en Europe. Plusieurs films y ont été tournés comme “Le vieux fusil”.

Sylvie et Bernard / Ginette / Bernard L.

Château de Bonaguil - Vue d’ensemble Groupe Château Château de Bonaguil - Détail


Vendredi 08 Mai

Bien installés au camping, nous sommes réveillés avec le chant des oiseaux et le soleil qui nous a tant fait défaut les jours précédents. Aujourd’hui nous appliquons notre devise : « Toujours libres, jamais seuls ».

Le matin, chacun fait ce qui lui plaît : repos au camping, virée à vélo emmenée par Jean Yves (52 km) ou encore visite du joli village médiéval de Puy-l’Évêque et visite de l’usine familiale de céramique Virebent (dont le photophore « 14 juillet » montré à l’exposition de l’Élysée en novembre 2025 est sélectionné pour être exposé à Tachkent en Ouzbékistan en juin 2026).

Céramique Virebent

L’après-midi, tout le monde se retrouve pour une croisière sur le Lot à bord d’une gabarre prénommée Jeny.

Au XIIᵉ siècle, ces gabarres (embarcations en bois à fond plat mesurant 16,40 m de long et 4,60 m de large) étaient utilisées pour le transport de marchandises, notamment le vin à destination de Bordeaux en empruntant le Lot. Ces transports se faisaient essentiellement en hiver, au plus haut de la rivière.

A son bord :

  • 1 maître gabarrier qui dirige l’embarcation à l’aide d’un grand gouvernail.
  • 1 enfant appartenant à la famille qui prépare son avenir en apprenant la rivière par cœur (30 à 50 morts/an).
  • 1 gaffier muni d’une gaffe (longue perche terminée par un crochet) qui repousse ce qui peut gêner l’avancée de la gabarre dans les méandres ou cingles.
  • 1 homme de pont qui surveille la cargaison, écope l’eau, fait ralentir ou arrêter le bateau avec une ancre faite de cailloux au bout d’une corde.

Après 1 à 2 mois de navigation et la vente de la cargaison, la gabarre était détruite et son bois recyclé. L’équipage rentrait à pied (2 à 3 mois). Viendra ensuite la création des chemins de halage pour permettre la remontée des gabarres, tirées à l’aide de cordes par les femmes et les enfants payés en sel.

Vers 1920 apparaît le chemin de fer. 1926 marque la fin totale de la navigation des gabarres. Le Lot est déclassé et non navigable. En 1970-1980, il redevient navigable pour les loisirs.

Après cette croisière, une dégustation de vins de Cahors est proposée.

Retour au camping pour le RDV quotidien du déroulement de la journée du lendemain suivi de l’apéro. La fin de soirée, pour ceux qui l’ont souhaitée, s’est faite avec un karaoké très apprécié.

Croisière sur le Lot Dégustation Soirée Karaoké Capture écran

Annick et Laurent, Corinne et Patrick


Samedi 09 Mai

Visite du Vignoble Château SAINT SERNIN (par JY LE GOAS)

Le Château Saint Sernin est un domaine familial depuis 14 générations. Il compte actuellement 15 hectares de vignes (rouge, blanc et rosé). La vigne peut être récoltée 3 ans après sa plantation et peut vivre 50 ans. Un bon niveau de production est atteint après 10 ans.

Les 3 cépages en IGP Cahors sont :

  • Le Malbec
  • Le Merlot (aspect fruité)
  • Le Tannat (les tannins)

La durée de garde du vin dépend du tannin et de la structure du vin : 8 à 10 ans pour le Malbec, 1 à 2 ans pour les rosés et blancs. La production est vendue à 50 % à l’export.

Les TRAVAUX de la vigne :

  • HIVER : Taille de la vigne. Mise en place de la flèche (horizontale), avec les 6 à 8 yeux attachée au fil porteur + un courson avec 2 yeux pour la partie courte (qui sera la flèche l’année suivante).
  • TRAVAIL du sol : Doit rester le plus propre possible (utilisation de soufre contre les champignons et de produits bio).

Les VENDANGES :

Fin août et septembre.

La FERMENTATION :

Les rafles et grains sont introduits dans une cuve. Les fermentations démarrent suite à l’apport de levures à une température de 20 à 25 °C. Il y a un dégagement de dioxyde de carbone. Le sucre se transforme en alcool, dont la teneur est contrôlée quotidiennement. Les peaux, pépins et rafles remontent à la surface de la cuve.

LA VINIFICATION :

Le vin passe en barriques (qui servent 3 ans), en œufs ou en cuves inox (homogénéisation).

LA DÉGUSTATION :

  1. La VUE : Couleur, limpidité, intensité colorante.
  2. Le NEZ : 1ᵉʳ nez, 2ᵉ nez (en remuant : fruits noirs, violette, truffe…).
  3. La BOUCHE : On tourne le vin en bouche en aspirant de l’air et on recrache, puis on évalue le caudalie (durée de la persistance en bouche).
  4. L’ÉCOUTE du vin dans le verre.

Vignoble 1 Vignoble 2 Vignoble 3 Vignoble 4 Vignoble 5 Vignoble 6


Dimanche 10 Mai

Les réjouissances de la veille ne semblent pas avoir laissé de traces. Le ciel est bleu, il fait bon. « Mon dieu que j’en suis à mon aise… » comme dit Nadau (prononcer ici Nadaau).

Ce matin, nous changeons de résidence et nous roulons vers Cahors, au camping Rivière de Cabessut. Emplacements soigneusement délimités et arrivée superbement organisée par l’équipe de « placiers » si efficaces. Merci à eux.

L’après-midi nous propose la visite de Cahors. Ce fut un carrefour commercial d’importance dans le passé, ce dont témoigne le passage d’une voie romaine majeure ainsi que les traces de la lutte entre les ligues commerçantes et les évêchés successifs. Des constructions civiles ou religieuses illustrent cette compétition ; le principal exemple en est cette cathédrale aux coupoles d’inspiration byzantine et aux nombreux défauts résultant d’un acharnement à « faire plus que », au détriment de l’harmonie habituelle de ces édifices. (« Tu as le plus beau Palais ? Nous, nous avons la plus belle Cathédrale… Na ! »).

À noter : l’exposition Marc PETIT dans les rues et parcs de la ville. À apprécier selon sa propre sensibilité…

Rentrés en nos pénates, il est temps de passer à la traditionnelle réunion du soir. La température se maintient mais les nuages menacent et la pluie nous rattrape pendant le rassemblement. Elle cesse pourtant rapidement et nous pouvons écouter sereinement les conseils avisés de nos organisateurs ainsi que déguster l’apéritif joyeux préparé par l’équipe du jour.

Visite de Cahors 1 Visite de Cahors 2

Danielle et Gérard, Catherine et François


Lundi 11 Mai

Le groupe se retrouve allée des Soupirs, à l’embarquement des bateaux, pour une croisière sur le méandre qui encercle presque totalement la ville de Cahors.

À babord, nous longeons le quartier St-Georges dans la ville du XIXᵉ siècle, passons sous le pont de chemin de fer (installé en 1869), et atteignons le pont Louis-Philippe (ouvert en 1838 pour prolonger le boulevard Gambetta, lui-même situé sur les fossés des remparts de la ville moyenâgeuse) pour sortir de la ville vers le sud.

Nous distinguons les vestiges du Pont Vieux, daté du XIIᵉ siècle. À partir du pont Louis-Philippe, nous longeons la ville médiévale et son quartier des Badernes avec l’hôtel Roaldès du XVᵉ siècle, puis nous apercevons les dômes et le clocher de la cathédrale Saint-Étienne.

Nous passons l’écluse étroite du moulin de Côtys et suivons l’ancien quartier Daurade et ses maisons à pans de bois.

Nous passons sous le pont récent de Cabessut et longeons le quartier des Soubirous, quartier haut de la ville comprenant les principaux palais fortifiés qui se détachent au loin : le Palais de Via (dit Château du Roi au XIᵉ siècle, puis prison du XIXᵉ siècle à 2012) et l’église Saint-Barthélemy associée au palais Duèze attenant avec son clocher-tour fortifié (34 m de haut), bien que ces bâtiments soient détériorés.

À tribord, nous découvrons surtout des collines boisées, dont le mont Saint-Cyr et sa grande antenne, puis, face à la tour Saint-Jean, une île formée par un court bras du Lot sur laquelle sont installées de nombreuses infrastructures sportives.

Au retour, nous dépassons notre embarcadère pour découvrir le fleuron de Cahors : le pont Valentré, bâti par les consuls au XIVᵉ siècle (vers 1380) afin de démontrer leur pouvoir face à l’église. Ce pont présente un aspect militaire, équipé de 3 tours dont deux fortifiées ; son tablier en dos d’âne repose sur de grandes arches en arc brisé, il a vraiment fière allure !

En amont se trouve la fontaine des Chartreux, ancienne résurgence votive gauloise qui alimente encore aujourd’hui la ville de Cahors.

Après cette visite de la ville vue de la rivière, nous partons chacun de notre côté pour un après-midi libre… pour mieux nous retrouver au briefing de fin de journée !

Croisière Cahors 1 Croisière Cahors 2

Christiane, Liliane, Rémi, Gérard.


Mardi 12 Mai

Saint-Cirq-Lapopie

Une jolie route touristique qui sillonne sous de d’étroits tunnels nous mène au camping de la plage à Saint-Cirq-Lapopie.

Pierre, notre guide local, nous raconte l’Histoire de ce village médiéval (de 4 à 15 habitants), village haut perché — et nous insistons sur le HAUT.

Parmi les curiosités rencontrées, avez-vous remarqué :

  • Jean-Gabriel Perboyre, le prêtre missionnaire parti en Chine en 1835 (pays alors interdit à tout Européen). Il se donnera corps et âme à son travail apostolique mais sera capturé, torturé et condamné à mort par strangulation en 1840.
  • La pierre creuse située sur le parvis de l’église. Quel en était l’usage ?
  • Et l’extase à l’apéro du soir où tout le monde a redécouvert le goût des cacahuètes en coques de leur enfance !

St Cirq Lapopie 1 St Cirq Lapopie 2

Catherine et Christine, Bertrand et Jean-Paul


Mercredi 13 Mai

La vallée du Lot

Nous avons rendez-vous au quai d’amarrage de la gabarre « Baron de Gardaillac » pour un départ à 11h afin de descendre le Lot jusqu’à Bouziès. Nous avons ainsi une nouvelle vue sur le village de Saint-Cirq-Lapopie, puis sur les imposantes falaises qui bordent le Lot de chaque côté. À notre arrivée à Bouziès, on peut également admirer un château troglodyte dans la falaise.

À la descente, certains vont se restaurer à la guinguette toute proche, d’autres sortent leur pique-nique. Ensuite, chacun rentre à son rythme par le chemin de halage creusé dans la falaise au tout début du parcours, ce qui nous permet d’admirer une œuvre du sculpteur D. Monnier. Puis le chemin se poursuit tranquillement entre Lot, bosquets et prairies.

L’après-midi, chacun est libre de retourner au village, faire du vélo, des courses au magasin tout proche ou tout simplement se reposer pour repartir frais et dispo le lendemain matin vers de nouvelles découvertes.

Vallée du Lot 1 Vallée du Lot 2 Chemin de Halage

Josiane et André, Véronique et Jacques


Jeudi 14 Mai

Nous quittons St-Cirq-Lapopie pour visiter la grotte de Pech Merle (un siècle de visites cette année !). C’est une grotte préhistorique au milieu d’une grotte géologique découverte en 1922 par 3 adolescents. C’est une grotte aux grandes concrétions (stalagmites, stalactites, toupies et perles des cavernes). On y découvre des peintures préhistoriques de 12 000 avant J.-C. représentant des chevaux, des mammouths, des aurochs et des mains en négatif. On y trouve aussi des traces de pas et des traces de doigts sur de fines couches d’argile formant du pointillisme. Les techniques de coloration employées sont l’oxyde de manganèse pour le noir et l’oxyde de fer pour le rouge. C’est absolument merveilleux.

La grotte est adaptée à la conservation de ses peintures avec un circuit très précis. Avant cette visite, nous avons été initiés par le musée qui montre l’évolution de la géologie et présente un film d’information nous permettant de mieux comprendre et apprécier la grotte.

Ensuite, nous quittons le site avec nos camping-cars pour rouler environ 50 km jusqu’à Rocamadour. Nous devions découvrir le parc animalier à côté du camping, mais la météo ne l’a pas permis. Nous avons trouvé un abri pour le briefing et le traditionnel et sympathique apéro.

Comme cette année nous avons plusieurs nouveaux couples, ceux qui préparent l’apéro se présentent à tout le groupe.

Groupe sous la pluie La fine équipe se réchauffe comme elle peut… Sale temps pour le transfert !

Touareg Un touareg parmi nous !

Martine et Christian


Vendredi 15 Mai

Visite du site exceptionnel de ROCAMADOUR

Rocamadour, c’est un peu comme « une maison sur une rivière, une église sur une maison, le rocher sur l’église et un château sur un rocher », mais c’est aussi le second site le plus visité de France après le Mont Saint-Michel.

Et si nous remontions un peu le temps pour raconter une belle histoire !

Le corps de Saint Amadour, ermite ayant vécu dans le Quercy et fixé son domicile à l’emplacement actuel du site, est selon la légende retrouvé intact en l’an MCLXVI (1166) à l’entrée de l’oratoire de ce site dont l’origine et l’histoire restent bien mystérieuses. Qu’importe, l’état de conservation du corps d’Amadour a marqué les esprits tout autant que la Vierge Noire dont la couleur demeure encore à ce jour une énigme.

Sur ce plateau des Causses et ses gouffres, l’Homme est présent depuis plus de 25 000 ans. Dès le Moyen Âge, des pèlerinages s’organisent, agrandissant la renommée du lieu. Les Miracles de Notre-Dame de Roc à Amadour (en référence au Saint, fidèle serviteur de la Vierge Marie) sont racontés à une foule attentive qui colporte les récits au-delà de nos frontières. Le pèlerin, venu de toute part, est le plus souvent vêtu de rudes habits et va sur les chemins, son escarcelle accrochée au bâton. Il a fait vœu de pèlerinage afin d’expier ses fautes, car pour lui les malheurs qui le frappent sont le châtiment de ses péchés. Avant de partir, il s’est confessé, est allé à une messe dite à son attention, a communié et a fait bénir son équipement. Ceci le mettait, lui, sa famille et ses biens, sous la protection de l’Église pendant toute la durée du voyage.

La sportelle, souvent portée en amulette, était cousue au chapeau ou à la pèlerine et servait de sauf-conduit pour traverser les zones de guerre. Elle représentait la Vierge et l’Enfant Jésus sur ses genoux. Les artisans du village en exécutaient la fabrication et les Abbés de Tulle contrôlaient le commerce tout en prélevant les bénéfices sur les ventes. Petite anecdote : la plus éloignée des sportelles a été retrouvée en Sibérie !!! Arrivé à Rocamadour, le pèlerin commençait son repentir en s’infligeant des humiliations telles que gravir à genoux les 216 marches du grand escalier ou porter des chaînes autour du cou tout en priant haut et fort.

Vers les années 1300, le Pape Jean XXII amorce le déclin des pèlerinages. Une période de pillages et de guerres de religion s’en suivit ; la Révolution acheva la ruine et la dégradation des sanctuaires. Sous la Renaissance, Rocamadour retrouve une certaine noblesse aidée par les Évêques et les Prêtres voulant restaurer les sanctuaires et relancer le pèlerinage.

Ce site, désormais classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, sa rue principale qui traverse le village, ses belles maisons médiévales et son Hôtel de Ville donnent à cette cité une allure intemporelle.

Rocamadour 1 Rocamadour 2 Rocamadour 3

Après cette belle page d’histoire menée par une guide passionnée, nous nous sommes rendus à deux encablures du camping dans l’habitat de 150 Magots en totale liberté. Ces macaques de Barbarie nous ont accueillis d’une drôle de manière !

Singe Magot

Après avoir assisté au nourrissage de ces créatures (avec des commentaires très clairs de leur éleveur), chacun a pu parcourir à son rythme cette forêt de 20 hectares où ils vivent en parfaite liberté depuis 1974, leur fournissant des conditions de vie optimales proches de l’état sauvage.

Mais le temps file vite et ce soir, ce sont les équipages Barrault et Sonnette qui reçoivent à domicile (emplacements 213 et 214). C’est donc dans cette configuration que nous avons, pour le dernier soir, levé nos verres afin d’honorer nos organisateurs pour nous avoir « offert » ce beau périple.

Apéro du dernier soir

Il ne fallait tout de même pas s’éterniser car une balade nocturne en p’tit train nous était proposée. C’est ainsi que cahin-caha, nous avons pu profiter d’une vue illuminée de ce joli site. L’ambiance y était festive et c’est le cœur léger que nous nous sommes souhaité un bon retour, de belles vacances d’été et promis de très vite se retrouver afin de vivre de nouveau de belles aventures agrémentées de merveilleuses découvertes.

Équipages : Jacqueline, Jean Pierre et Marie C, Gilbert


Samedi 16 Mai

UN GRAND GRAND MERCI À NOS ORGANISATEURS POUR CETTE MERVEILLEUSE DÉCOUVERTE DE LA VALLÉE DU LOT !

Photo de groupe finale

… Après l’effort, un réconfort bien mérité.